Moneta AM : les pépites cachées de Romain Burnand...

La traditionnelle réunion annuelle de Moneta Multi Caps continue d'attirer les foules.

Romain Burnand, Président de Moneta Asset Management, gérant de Moneta Multi Caps (MMC) et Moneta Micro Entreprises (MME), a fait le bilan de la gestion à la rentrée. Il était accompagné de Andrzej Kawalec, Directeur général, de Stéphane Binutti, Directeur commercial, et d’Edouard Haas, Responsable relation partenaires.

Une société en croissance

Andrzej Kawalec a rappelé le caractère 100% indépendant de Moneta AM pour qui « rester indépendant évite la majorité des cas controversés cités dans la presse ».

Les encours atteignent désormais 4,2 milliards €, grâce notamment au lancement de MME 2026, fonds fermé sans limite de durée, dont la première porte de remboursement commencera dans cinq ans. Ce produit innovant a collecté 240 millions d’euros, un témoignage de la capacité d’innovation et du dynamisme de Moneta AM. 

L’équipe de 27 personnes compte 14 spécialistes de l’investissement et trois nouveaux analystes : Antoine BrabantMathilde Colli et Julie Pedrosa, recrutés après des stages pendant lesquels ils ont passé avec brio « l’académie Moneta ».

Les performances de Moneta Micro Entreprises et Moneta Multi Caps

Moneta Multi Caps cumule 3 milliards € et la part C affiche 16,8% contre 21,3% pour le Cac All-Tradable NR au 23 septembre 2021. La gestion de forte conviction, loin des indices, produit en certaines périodes des performances en retrait comme actuellement. On rappellera que, depuis mars 2006, la part C réalise 8,7% en rythme annuel contre 4,9% pour l’indice de référence.

Les principaux contributeurs positifs à la performance absolue ont été : 1,8% Société Générale1,5% Stellantis et 1,2% pour Veolia (tous deux en phase de rapprochement), 1,4% Galaxie Bolloré et 1% pour Alten, un « vieil ami » du portefeuille a précisé Romain Burnand. 

En négatif : EDF, Adler et Alstom ont ensemble coûté 1,3%.

En performance relative, les contributions furent :

  • +1,6% galaxie Bolloré (Vivendi, Bolloré, Financière de l’Odet), 1,2% les banques (dont Natixis !), l’automobile et les SSI apportant 0,7%.

  • -0,5% biens de consommation, -0,5 % la santé, - 0,7% l’immobilier allemand, - 1,4% les biens d’équipement et -2,1% les énergies renouvelables.

Les micro-secteurs sont pleins de pépites

Les micro-secteurs sont définis par Moneta comme des entités naissantes, mais pas encore étudiées par le marché.

Pourquoi les regarder ? Pour détecter des valeurs cachées, y compris au-delà de l’Europe.

Exemples:

  • Les opérateurs faisant le même métier, mais dans des régions différentes : les camping-cars (les acteurs français du camping-car restent en France, leurs confrères allemands restent en Allemagne ce qui réduit la pression concurrentielle), le dragage, la R&D externalisée

  • Innovation technologique : l’hydrogène, le paiement, les probiotiques, les voitures d’occasion

  • Les liens capitalistiques : le groupe Bolloré

Ainsi, dans le secteur du vélo, Moneta a découvert l’écosystème d’une industrie en pleine révolution où l’essentiel de la valeur est capté par les fournisseurs, tels que Shimano. Dans le dragage, quatre acteurs se partagent 80% du marché et sont en train de sortir de 5 ans de vaches maigres. Les nombreux projets mondiaux (dont le dragage devenu nécessaire du Canal de Suez) confortent les opinions positives de Moneta AM sur ce micro-secteur.

Romain Burnand explique avoir systématisé l’approche des micro-secteurs, auxquels la société de gestion s’intéresse depuis longtemps. L’avantage ? Développer très tôt une expertise sur des secteurs naissants, bâtir un suivi pertinent de ces valeurs à l’international et saisir des inefficiences de marché.

Viva la VIDA : l’investissement durable à la manière de Moneta Asset Management

Depuis la création de Moneta, plusieurs étapes ont jalonné l’implication de la SGP autour des thèmes de la responsabilité d’entreprise : une action sur la gouvernance de Buffalo Grill en 2006, et plus tard autour de Jet Multimédia, Colonia, Altamir, Club Med, Stallergènes, Tessi … jusqu’en 2017. Cette année-là, Moneta AM décida de formaliser l’approche des valeurs vertes innovantes, produisit le premier rapport sur la transition énergétique et engagea des prestataires externes comme Vigeo, Trucost, CDP, ISS et Proxinvest.

Ainsi est né VIDA, signifiant « Valorisation des Indicateurs de Durabilité de l’Activité », modèle développé par la SGP pour structurer son travail dans l’investissement durable. L’objectif de Moneta AM est de construire des portefeuilles dont la note est supérieure à celle de l’indice SBF 120.

Pourquoi un modèle propriétaire ?

Pour Vigeo Eiris, par exemple, le fabricant de semi-conducteurs SOITEC est noté 1,4/5 en matière environnementale alors que la note VIDA est de 4,4/5. Cela provient du manque d’expertises sectorielles au sein de l’agence de notation, qui ne lui permet pas de comprendre les modes de production et les technologies utilisées par Soitec. Ce dernier se retrouve avec une note très défavorable malgré des processus vertueux.

Que faire du rebond rapide du CAC 40 ?

« Les marchés ont été en avance sur les anticipations de profits mais sans déconnexion de l’économie » estime Raphaël Lucet. Ce dernier souligne que :

  • Le segment Value se porte mieux mais celui de la Croissance surperforme de nouveau depuis mai 2021. Le rebond de la Value correspond à un rattrapage partiel de valorisation. La progression des bénéfices, qui se poursuit dans ce segment, continue à le rendre plus attractif : la décote de la Value par rapport à la Croissance s’est encore creusée.

  • Comme les créanciers obligataires perdent 3% de pouvoir d’achat chaque année, le soutien aux actions demeure tandis que la croissance économique se poursuit. 

  • Vaccination en Europe : 60% de la population vaccinée et 72% ayant reçu une première dose sont d’excellents chiffres favorables à l’économie européenne.

In fine, Moneta AM conserve un léger biais value dans les portefeuilles

Romain Burnand a résumé l’allocation de Moneta Multi Caps :

  • Surexpositions : renouvelables, galaxie Bolloré, services financiers, dragage et automobile

  • Sous expositions : biens de consommation, luxe, aéronautique, chimie, pétrole

Après la bulle des renouvelables, on continue ?

La forte correction en début d’année, notamment provoquée par des facteurs techniques (fort volume de tracker, repondération des valeurs renouvelables dans les indices), laisse aujourd’hui place à un nouvel élan.

« Les fondamentaux sont excellents, ils n’ont jamais été aussi bons » affirme Thomas Perrotin. Le secteur représente 7% de Moneta Multi Caps et 6% de Moneta Micro-Entreprises. Les deux risques principaux qui pèsent sur les valeurs de l’énergie renouvelable sont le ralentissement économique et une hausse des taux d’intérêts, compte tenu de la duration longue des modèles économiques de ces entreprises.

Comment souscrire ?

Moneta Multi Caps C Eur, éligible au PEA et SRRI 6, est disponible sous le code FR0010298596. Les frais de gestion fixes sont de 1,5% TTC avec une commission de performance de 15% TTC au-delà du CAC All-Tradable NR, uniquement si la performance du fonds est positive et avec High Water Mark historique.