Moneta a apporté 450M€ de fonds propres aux entreprises

Stéphane Binutti, Directeur Commercial chez Moneta, répond aux questions du magazine Gestion de Fortune

« Nous avons apporté 450 M€ de fonds propres aux entreprises »

Cela fait plus de 17 ans que Moneta AM, une société 100 % indépendante, se développe. L’entreprise qu’a créée Romain Burnand gère seulement trois fonds, mais le succès est au rendez-vous. Son directeur commercial, Stéphane Binutti, vous en rappelle l’originalité et la philosophie d’investissement.

Un coup d’oeil dans le rétroviseur ?

A la fin de 2003, année où elle a été fondée, Moneta AM gérait 50 M€. Aujourd’hui, ses encours s’élèvent à 3,5 Md€. L’idée des dirigeants fondateurs – qui n’a jamais changé – était de proposer des fonds actions. Romain Burnand, qui a lancé la société, était un analyste financier réputé, notamment dans le secteur bancaire.
Avec son équipe, il a prouvé qu’il pouvait aussi occuper une place de choix dans le paysage français de la gestion d’actifs.

La philosophie de gestion de Moneta AM ?

La philosophie d’investissement que ses 15 analystes-gérants – lesquels représentent la moitié des effectifs – mettent en oeuvre repose sur l’analyse financière approfondie des sociétés cotées, en France et en Europe. Quand vous gérez un fonds actions, vous devez être proches des entreprises, en avoir une connaissance à 360°. Chez nous, la recherche est entièrement faite en interne et l’analyse financière totalement
indépendante. Moneta AM est spécialisée dans le stock picking et le bottom up, dans le cadre traditionnel d’une approche fondamentale qualitative. Nous ne faisons pas de prévisions macroéconomiques, un exercice qui relève de la gageure…
Les gérants-analystes entretiennent de nombreux contacts avec les entreprises qu’ils suivent. Leur valeur ajoutée provient de leur capacité à les analyser, ce qui leur permet de se forger une opinion et de se fixer des objectifs de cours.
Nous nous inscrivons également dans l’économie « réelle ». Nous avons déjà apporté 450 M€ de fonds propres aux entreprises, à la faveur d’introductions en Bourse et d’augmentations de capital. Par ailleurs, nous nous sommes parfois opposés à des décisions de sociétés qui ne respectaient pas les intérêts des minoritaires.
Nous ne faisons pas de la gestion à l’ eau tiède !

Les effectifs ne sont-ils pas surdimensionnés ?

Nous n’avons pas la folie des grandeurs ! Si nous sommes en apparence nombreux, ce n’est pas pour le plaisir, mais parce que cela est nécessaire à l’obtention de bons résultats.
En 2020 (meilleure année de surperformance relative), la valeur liquidative de Moneta Multi Caps (plus de 2,6 Md€ d’actifs), a progressé de 6,5 % et affiché un écart positif de 11 % avec son indice, le Cac All-Tradable NR. Depuis son ouverture, le 24 mars 2006, sa performance annualisée est, au 5 février 2021, de + 8,1 %. Qui aurait dès le début investi dans ce fonds aurait multiplié sa mise par 3,2.

Pourquoi avoir fermé Moneta Micro Entreprises, qui a fait mieux (15 fois la mise en 17 ans) ?

Le fonds a été fermé aux souscriptions en juillet 2009, quand sa taille a atteint 120 M€. Actuellement, son encours est de 425 M€. S’il redescendait sous les 200 M€, nous le rouvririons. La classe d’actif de ce fonds est très peu liquide. Il faut protéger les porteurs. Nous réfléchissons au lancement d’un nouveau fonds sur le segment des petites et moyennes valeurs, dans un format innovant, mais il est trop tôt pour en dire plus.

A qui votre « long/short » s’adresse-t-il ?

Moneta Long Short, un fonds différenciant en termes de couple rendement/risque, s’adresse à tout le monde ! Pour s’intéresser aux actions, il serait judicieux de le faire au travers d’un support qui vise à réduire la volatilité en prenant à la fois des positions à l’achat et des positions à la vente.

Votre actualité ?

Fin 2020, Andrzej Kawalec a été nommé directeur général de Moneta AM et Grégoire Uettwiller, après le départ de Patrice Courty, gérant de Moneta Long Short.
Nous avons aussi reçu le Label « Relance » pour Moneta Multi Caps et Moneta Micro Entreprises.

Un souhait ?

Nous sommes impatients de retrouver le terrain !

Propos recueillis par Michel Lemosof