Moneta Long Short : la prudence fait la performance

L'équipe de gestion dirigée par Patrice Courty a tenu sa réunion annuelle le 25 janvier 2018

Le fonds de Moneta Asset Management investit sur ses principales convictions et vend les titres que ses gérants jugent surévalués. La performance est au rendez-vous avec une hausse de 5,2% par an depuis onze ans.

L’équipe de gestion dirigée par Patrice Courty a montré son savoir-faire depuis la création en 2006 du fonds Moneta Long Short : accompagner les phases de hausse des Bourses européennes et amortir les périodes de baisse.

 

Plus fort que les indices

En onze ans, le fonds a également fait mieux que l’indice Stoxx Europe 600 dividendes réinvestis (+3,6% par an). Il progresse au 25 janvier 2018 de 14,4% en trois ans (14ème sur 87 produits dans sa catégorie selon Quantalys) et de 27,7% en cinq ans (13ème sur 61).

La volatilité du fonds est comprise entre 30 et 50% de celle du Stoxx Europe 600. Ainsi, sur les trente pires séances boursières constatées depuis six ans, quand les cours ont baissé jusqu’à 7% en une seule séance, la baisse du fonds a très rarement atteint 2%. Entre 2011 et 2017, le fonds a enregistré 2,4% des jours de Bourse avec un repli supérieur à 1%, contre 12,4% des séances pour le Stoxx 600 ayant reculé de plus de 1%.

Le fonds investit dans des sociétés européennes dont la capitalisation boursière est comprise entre 1 et 10 milliards d’euros, de préférence dans des entreprises mal comprises par le marché. Il vend d’autres actions «à découvert» (sans les détenir en portefeuille) jugées trop bien valorisées.

Ainsi, le fonds est «long» sur les actions achetées et «short» sur les actions vendues.  

 

Safran, Ipsos et FFP parmi les principales convictions

Les critères utilisés concernent l’accès à l’information, la bonne gouvernance, une valorisation raisonnable, une diversification suffisante du portefeuille.

L’exposition actuelle est de 32% en actions, contre une moyenne comprise entre 20% et 50%.

Patrice Coutry juge les investisseurs trop confiants, ce qui se traduit par une très faible volatilité des cours. La baisse des taux d’intérêt à long terme a favorisé la hausse des multiples de valorisation.   

Les marges s’améliorent mais les capacités de production sont largement utilisées et une baisse d’activité pèserait sur les profits. 

La hausse des matières premières et des tensions à venir sur les salaires pourraient favoriser le retour de l’inflation et pousser les taux vers le haut. Un autre risque vient de l’endettement de l’économie chinoise et de son manque de visibilité.